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mardi 13 septembre 2016

Mardi 13 septembre - Géographie - Clefs de lecture d'un monde complexe

Séance 4 - Un monde complexe du point de vue géoculturel, qui est remis en question par la mondialisation culturelle et demeure fortement différencié et inégal face aux risques, au changement climatique et à ses conséquences

II) Les cartes, clefs de lecture géoenvironnementale: le constat d'un monde menacé par l'absence d'un développement durable et manquant de gouvernance environnementale face au changement climatique et à ses causes


Problématiques:
- L'Humanité est-elle selon les continents à égalité face aux ressources naturelles et à l'environnement ?
- Comment s'organise le monde d'un point de vue géoenvironnemental (préservation et destruction de l'environnement) ?

 
A) Un monde menacé par le changement climatique et ses conséquences qui manque de gouvernance pour faire face aux problèmes 

 
Travail du groupe 1 - 1, 2 page 35 et 3, 5, 6 page 35
Quels sont les États qui contribuent le plus au changement climatique ? Quelles sont les régions du monde qui ont le moins accès aux ressources en eau dont la raréfaction va de paire avec le changement climatique ? Quels risques cela entraîne-t-il au regard de la situation démographique mondiale actuelle ?


 
B) La responsabilité des États industrialisés et des émergents dans le changement climatique et la question de la pertinence des indicateurs environnementaux mesurant la durabilité des sociétés humaines
Travail du groupe 2 - 1, 2, 3, 4 et 6 page 37


Travail du groupe 3
  • Le monde est-il égal face aux risques et au changement climatique (236-237 / 34 à 37) ?
  • Y a t il des différences et des inégalités face à la destruction de l’environnement et face à sa protection ? (238-239 / 34 à 37) ?


Conclusion et reprise synthétique : Production du schéma page 35 pour les groupes 4


Cours dialogué: Reprise et trace écrite
Chaque réponse oblige à citer le document et à reprendre les informations notamment statistiques données.
 
II) Les cartes, clefs de lecture géoenvironnementale: le constat d'un monde menacé par l'absence d'un développement durable et manquant de gouvernance environnementale face au changement climatique et à ses causes

A) Un monde menacé par le changement climatique et ses conséquences: un monde qui manque de gouvernance pour faire face aux problèmes  
  • Monde inégal face au changement climatique (définition à reprendre), les Suds et les Etats en développement sont plus exposés que le Nord. Inégalités des menaces mais aussi inégalités des préventions et des réponses. Or, le problème est global : manque d’une gouvernance mondiale alors que les problèmes et les risques, en tout cas leurs conséquences sont partagés par tous (risques migratoires du Sud vers le Nord accru).

  • Coopération Nords-Suds est posée tout comme celle d’une gouvernance (défintion à reprendre) à l’échelle mondiale.

B) La responsabilité des États industrialisés et des émergents dans le changement climatique et la question de la pertinence des indicateurs environnementaux mesurant la durabilité des sociétés humaines

Pays du Nord industrialisés, émergents et pays massivement producteurs et consommateurs d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) sont responsables de l’accroissement et de l’accélération du changement climatique, et donc de l’intensification des risques liés. Empreinte écologique de ces États n’a pas de commune mesure avec celles des PED et des PMA, or ce sont ces derniers qui ont à faire face aux conséquences directes et indirectes de cette augmentation, sans avoir les moyens ni les possibilités techniques et humaines de faire face. La question de la gouvernance et des inégalités à traiter se posent, autant que celles des institutions qui les représentent.

Géoculturel: analyse territoriale des phénomènes culturels, de leur affrontement dans l'espace et de leur diffusion géographique (langues, religions, patrimoine, paysages, etc.)

Géoenvironnemental: analyse territoriale des phénomènes environnementaux (changement climatique, pollutions, conséquences sanitaires sur les populations)

Travail à faire pour mercredi 14 septembre

- Venir avec les affaires d'histoire et le travail demandé en histoire sur les notions (histoire, mémoire...) et les rapports entre histoire et mémoire, et le travail de l'historien
- Construire et compléter le schéma page 35 en le complétant
 
Évaluation individuelle pour vendredi 16 septembre - AU CHOIX et PAR GROUPE:

- Choisir l'activité type BAC de votre choix page 44 ou 45
- Présenter les documents proposés de manière conventionnelle
- Répondre sous format informatique à la question posée avec les documents fournis tout en en soulignant les limites (introduction avec accroche, définition, problématique et plan; développement en deux ou trois parties; conclusion avec ouverture)

- Pour me rendre le travail, vous pouvez soit le partager avec moi sur votre drive gmail (fonction partage/share avec mon adresse), soit me l'envoyer sous format .doc à mon adresse avec en objet:

 TES1 - Evaluation géographie Clefs pour comprendre le monde.
Le document devra comporter votre nom et prénom et devra avoir pour titre :
TES1 - Evaluation géographie Clefs pour comprendre le monde.





lundi 12 septembre 2016

Lundi 12 septembre - Géographie - Clefs de lecture d'un monde complexe

Séance 4 - Un monde complexe du point de vue géoculturel, qui est remis en question par la mondialisation culturelle et demeure fortement différencié et inégal face aux risques, au changement climatique et à ses conséquences 

Aire de civilisation : entité géographique définie par un ensemble de caractères matériels, moraux, religieux, linguistiques, artistiques et sociaux communs à une société ou à un groupe de sociétés. 

Une aire de civilisation est une entité géographique pouvant être considérée comme un espace culturel fondé sur un ensemble de caractères matériels , moraux, religieux et linguistiques , artistiques et sociaux commun à une société ou à un groupe de sociétés. Une aire de civilisation ne peut donc s’identifier à une seul trait culturel. Les critères de définition sont multiples mais on considère que les langues et les religions sont des facteurs déterminant dans l’identification des aires de civilisation. 

Géoculturel: analyse territoriale des phénomènes culturels, de leur affrontement dans l'espace et de leur diffusion géographique (langues, religions, patrimoine, paysages, etc. 

Géoenvironnemental: analyse territoriale des phénomènes environnementaux (changement climatique, pollutions, conséquences sanitaires sur les populations)

I) Les cartes, clefs de lecture géoculturelle : le constat géoculturel d'un monde différencié, difficile à représenter et en proie à l'uniformisation sous l'effet de la mondialisation 


A) Le constat de la diversité géoculturelle (linguistique, civilisationnelle et religieuse) du monde contemporain

Travail du groupe (à déterminer) -1, 3, 4, 7 page 31
Que peut on dire du monde du point de vue géo culturel ? Est il simple dès lors de le représenter par la cartographie ?

http://www.atlas-historique.net/cartographie/1989-aujourdhui/grand_format/MondeReligionsGF.gif



B) Le monde entre uniformisation culturelle, résistances et conflictualités sous l’effet de la mondialisation

Les influences de Disney : une mondialisation calculée des références
http://blog.lesoir.be/wp-content/uploads/sites/58/2014/02/map.jpg

Travail du groupe (à déterminer)  - 2, 5, 6 page 31
Comment le monde évolue-t-il d'un point de vue géo culturel ? Y a t il une seule interprétation possible des évolutions constatées et des risques qu'elles  induisent ? Quels sont les moyens qui permettent cette évolution ?


Travail du groupe (à déterminer)
  • Peut-on dire que le monde d’aujourd’hui au travers de l’exemple du doc p 233/ des pages 30 et 31 connait une uniformisation culturelle ?
  • Peut-on parler le concept d’aires de civilisations pour comprendre le monde d’un point de vue géoculturel ? Y a-t-il un conflit de civilisation ?
  • Peut-on parler de diversité culturelle dans le monde (234-235 / 30à 33) et si oui quel est l’impact de la mondialisation (définition page 228 / 30-31)

Conclusion et reprise synthétique : Production du schéma page 32 pour les groupes 3 et 4

Pour aller plus loin:

Vidéo : le choc des civilisations selon S.huntington: https://vimeo.com/102457723






Les aires de civilisation selon Yves Lacoste




A) Le constat de la diversité géoculturelle (linguistique, civilisationnelle, religieuse...)

Travail du groupe (à déterminer) -1, 3, 4, 7 page 31

Que peut-on dire du monde du point de vue géo culturel ? Est il simple dès lors de le représenter par la cartographie ?
Une diversité linguistique comme critère
Le monde est divisé en grandes aires linguistiques, d’importance différente et très régionalisées (Chinois mandarin en Chine…). Il n’y a une langue unique même si le mandarin reste l’une des langues les plus parlées au monde avec l’hindi et si l’Anglais est la langue des échanges mondialisés. Il y a une véritable diversité linguistique mondiale et donc une vraie complexité pour les échanges entre peuples.

Malgré tout, des langues dominent en raison de l'histoire (colonisation, impérialisme, ...)  et du rayonnement des Etats qui pratiquent cette langue (exemple états-unien).

Une diversité religieuse et civilisationnelle évidente mais difficile à représenter et à définir
D’autres critères peuvent permettre de saisir la complexité civilisationnelle du monde. Outre la langue, la notion polysémique (plusieurs sens) et polémique de civilisation ou d’aires de civilisation peuvent être retenues. 

Leurs définitions varient (3 et 4 page 31). De Samuel Huntington à Yves Lacoste, les critères changent et peuvent modifier la lecture que l’on a du monde. Soient ils expliquent la conflictualité par le fait religieux (Huntington et son choc des civilisations), soient ils s’appuient sur une lecture prenant en compte différentes échelles - géopolitiques - et le monde apparait comme étant un entremêlement de civilisations liées à des valeurs communes, des histoires et des traits propres. 

En effet, l’approche géoculturelle est profondément simplificatrice et peut s’avèrer idéologique. Huntington use du critère religieux pour sa grille géoculturelle, Lacoste de critères politiques, historiques et intellectuels. D’autres lectures peuvent être retenues. Il faut donc être précautionneux et attentifs car la mondialisation multiplie les identités et rend toute lecture culturelle très complexe.
B) Le monde entre uniformisation culturelle, résistances et conflictualités sous l’effet de la mondialisation 



Peut-on dire que le monde d’aujourd’hui au travers de l’exemple du doc p 233/ des pages 30 et 31 connait une uniformisation culturelle ? Peut-on parler de diversité culturelle dans le monde (234-235 / 30à 33) et si oui quel est l’impact de la mondialisation (définition page 228 / 30-31) ?

Si l’on peut penser que la mondialisation contribue à une uniformisation culturelle grâce aux NTIC (Nouvelles tchnologies de l’information et de la communication) et à des médias globaux essentiellement occidentaux et anglo-saxons, les différences perdurent et sont renforcées. La langue est un premier filtre et une première barrière, les religions, le fait religieux et leurs représentations nuancent l’uniformisation liées à la diffusion globale de séries Tv, de musique, de films ayant les mêmes références culturelles.
Si le sport de masse ayant vocation à divertir s’est imposé via des événements globaux (JO, Coupe du monde, Tour de France, Tennis, F1… 2 page 34), si le football est le sport par excellence de la mondialisation et sa plus exacte illustration, on observe la persistance de différences notables. L’Inde, les Etats-Unis ont des sports et des pratiques sportives spécifiques comme la Chine ou une partie de l’Asie. On assiste à une mondialisation des loisirs et des sports, qui pourraient laisser penser à une uniformisation culturelle. Mais les contextes nationaux et régionaux restent forts.
La diversité chez les groupes sociaux, ethniques ou nationaux les plus faibles tend à s’amoindrir et à être menacé (Inuits, Indiens d’Amazonie) sous l’effet de la mondialisation culturelle. Mais en retour, loin de toute uniformisation, cette dernière sert d’aiguillon, elle connait des résistances, elle revivifie les identités locales, personnelles mais aussi nationales et régionales. 

Elle contribue à un métissage culturel étonnant, grandement orienté par l’American Way of life et produit des identités plus complexes à comprendre et des productions culturelles aux influences très diverses. A tel point que les FTN de toutes activités adaptent leurs produits alimentaires, culturelles ou médiatiques au contextes locaux : c’est la glocalisation, mélange de local et de global.

Travail pour mardi 13 septembre
- Venir avec vos affaires de géographie et le livre ECS sur la mondialisation
- Produire en groupe et mutualiser les schémas page 23 et 31 sur :
  •  l'organisation géopolitique du monde
  •  l'organisation géoculturelle mondiale 
- Lire et reprendre le cours ci-dessus. 

vendredi 9 septembre 2016

Vendredi 9 septembre - Géographie - Clefs de lecture d'un monde complexe

Séance 3 - Une lecture géoéconomique du monde actuel : un monde profondément inégalitaire, dominé par plusieurs pôles de richesses où l'intensification des échanges liée à la mondialisation traduit l'émergence de nouvelles puissances économiques et "le basculement du monde" (basculement du centre de gravité du monde vers l’Asie)


La classe est divisée en deux ensembles qui se partagent en groupes les questions posées et leurs résolutions. 20 minutes



Cours magistral: Qu'est ce que la géoéconomie ? Que nous permet-elle de comprendre du monde contemporain ?

Dans le monde de l'après Guerre froide, au début de la décennie 1990, les Etats-Unis dominent le monde. C'est le moment de la pax americana, c'est à dire de l'hyperpuissance américaine (Hubert védrine). A la suite des théroties développées par Francis Fukuyama dans la fin de l'histoire et le dernier homme, l'occident pense que la guerre est achevée et que le mond eentre dans une ère de paix définitive et d'expansion démocratique sans fin où tous lesproblèmes seraient réglés de manière collégiale et multilatérale avec l'aide des organisations et institutions internationales comme l'ONU. L'économie devient alors pour certains, le marqueur de la puissance des Etats. C'est dans ce contexte que nait la géoéconomie.

 
   

Définitions de géoéconomie 


"La géoéconomie est l'étude des flux économiques et sociaux mondiaux et des interactions de leurs acteurs rapportée à la notion de puissance, c'est à dire leur capacité d'influence et/ou de contrainte."




"La géoéconomie est la discipline qui analyse les relations entre la puissance économique, l'espace et le monde."

Les 100 mots de la géopolitique, Que sais je ?, Pascal Gauchon et Jean-Marc Huissoud
Traduction: Comment l’étude des flux économiques et sociaux à l’échelle du monde permet -elle de saisir autrement la puissance des Etats et des autres acteurs, et donc leur capacité d’influence ou de contrainte.



Qui en est l'inspirateur ? C'est Edward Luttwark, géopoliticien américain, qui produit ce concept dans les années 1990 au moment où l’hyperpuissance américain (H.Védrine) dominait.

En France, c'est Pascal Lorot qui va diffuser et populariser les théories de Luttwark :
https://www.cairn.info/revue-geoeconomie-2009-3-p-9.htm  


Cours en autonomie:


Groupe 1 - l'organisation géoéconomique du monde, ses acteurs et la remise en cause des représentations traditionnelles: le monde de la mondialisation contemporaine
1,2,3,4 pages 22-23

Quels sont les acteurs principaux de l'économie mondiale ?
Quels sont les espaces les plus riches ? Les plus développés du globe ?
Comment s'organisent l'économie mondiale et les flux d'échanges mondiaux ? 
Quels liens existe-t-il entre les lieux d'émission et de réception de ces flux ?
Quelle remise en cause le "basculement du monde" en faveur de l'Asie et des émergents entraîne-t-il dans la représentation géoéconomique du monde (4 page 23) ?

Groupe 2 - le rôle des émergents dans le "basculement du monde"
2 page 25 + 3, 4, 5 page 25

Que sont les pays émergents ? Quels sont les principaux ?
Que changent les pays émergents dans l'organisation et les représentations géoéconomiques du monde ?
Quels États remettent en cause en profondeur l'ordre géoéconomique et géopolitique du monde ? Quels critères permettent de parler de puissances émergentes ?
Quelles sont les limites à apporter à la notion d'émergence et celles des puissances émergentes ?

Reprise en cours dialogué:

A) l'organisation géoéconomique du monde, ses acteurs et la remise en cause des représentations traditionnelles : le monde de la mondialisation contemporaine


Quels sont les acteurs de l’économie mondiale ?

  • Les puissances traditionnelles et anciemment industrialisées : On parle d'Ancienne triade - E-U, Europe  Occidendale, Japon - capitalisation boursière qui reste stable ou augmente pour les E-U (Wall Street, Nasdaq), qui décroit pour les places europennes et japonaise = Acteurs qui restent importants ms qui ne sont plus dominants = ce sont des pôles de puissance en déclin économique et financier

  • Les puissances émergentes et nouvellement influentes : les BRICA ou BRICS) - émergents (terme économique) = synthèse sur le Dessous des cartes 

  • L'émergence est une notion économique d’origine bancaire venant d’une institution bancaire américaine et qui n’est donc pas d’origine géographique = elle a été construite pour indiquer pour aux éventuels investisseurs, les lieux du monde où la croissance était potentiellement la plus élevée
     
Dessous des Cartes et Géopolitis sur la question des émergents
  • Jean-Christophe Victor explique le basculement de l'équilibre économique mondial avec l'apparition des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ou plus largement des pays émergents. Il analyse leur positionnement politique face aux 1ères puissances économiques. Si ils revendiquent leur place dans les institutions internationales décisionnaires telles le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le FMI ou encore au sommet du G8 désormais sommet du G20 ; ils n'assument pas encore les contraintes liées à leur propre essor, notamment celles du protocole de Kyoto visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.  
     
  • http://www.wat.tv/video/economie-mondiale-1rmaq_2hxqd_.html
  • Plusieurs types d'émergents : les BRICS et les autres (CIVETS, E7...)

  • Quels sont les principaux ? La Chine (2eme économie et puissance militaire mondiale), Russie, un Etat réémergent, l’Inde (en 2050, future première puissance démographique mondiale et première nation en termes d’ingénieurs et de services informatiques), le Brésil un état qui conteste la puissance américaine et qui s’inscrit comme une puissance régionale à vocation mondiale. L’Afrique du Sud plus en retrait est un acteur régional non négligeable mais en crise.

  • Dans quelle mesure modifie-t-il l'organisation de l'économie mondiale ? Transformation de la circulation des échanges (production, consommation ) de l’ancienne Triade vers un monde polycentrique, multipolaire, plus complexe et incertain.

  • "Depuis l’invention de l’acronyme BRIC, en 2001, par l’économiste Jim O'Neill, pour désigner cet ensemble de pays émergents à fort potentiel de croissance, que de chemin parcouru pour le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine… Ces pays pesaient environ 21,5 % du PIB mondial en 2014 (PIB courant en dollars), contre moins de 8 % en 2000. Durant les années 2000, leur dynamique a permis de soutenir la croissance mondiale et d’instaurer une recomposition de la division internationale des échanges. Les BRIC ont progressivement remplacé les anciennes locomotives économiques (Etats-Unis, Japon, Europe) en s’offrant même, de prime abord, un « certain » partage sectoriel international : au Brésil et à la Russie un pouvoir de marché sur les matières premières énergétiques, minérales et alimentaires, à la Chine une spécialisation marquée dans le secteur manufacturier et industriel et, enfin, à l’Inde une affirmation de son poids dans le secteur des services." http://www.iris-france.org/77263-bric-la-fin-dun-acronyme/

  • Quelles conséquences ces transformations ont-elles sur l'organisation économique du monde ? Rééquilibrage de la puissance vers l’Asie et vers des puissances anciennes qui avaient connu un retrait certain depuis les Grandes Découvertes et la Renaissance (Chine et Inde) mais aussi apparition de puissances économiques continentales nouvelles (Brésil, Afrique du Sud) ou de retour (Russie sous Poutine et Medvedev). On parle de basculement du monde vers l'Asie.

  • Quels sont les critères de l’émergence ? croissance forte (double de l’OCDE et supérieure à moyenne mondiale), forte démographie accompagnée d’un accroissement de diplômés, affirmation, renouveau ou développement de moyens de puissance traditionnel (militaire ert nucléaire, diplomatique, technique et scientifique…); présence et maintien de fortes inégalités sociales, économiques (Brésil est l’un des Etats les plus inégalitaires du monde selon Coefficient de Gini) au travers des PIB et IDH

  • Quelles sont les limites de cette émergence ? L'émergence est liée à un rattrapage et à un ralentissement économique d’où des croissances plus faibles; développement de nouvelles concurrences à bas coût (Vietnam, Bangladesh, Ethiopie…), problème de la création d’Etats de droit (Chine, Brésil) et de marchés intérieurs forts et ouverts, création d’une société civile, critique et investie où les femmes auraient toutes leurs places



 
Livre pour aller plus loin:

Géopolitique des pays émergents, Sylvia Delannoy, PUF Major



L'émergence reste donc une appellation à relativiser:




Quels sont les acteurs oubliés par le corpus et qu'il ne faut pas négliger ?

  • Etats de moindre importance ou spécialisée : Singapour, place boursière; Etats du Golfe : gazomonarchies et pétromonarchies et membres de l’OPEP

  • PED (Anciennement PVD = pays en voie de développement) = Pays en développement - majorité des Etats du globe

  • PMA (Pays les Moins Avancés - 48), Ceux qu'on appelle aujourd'hui les Etats fragiles, et que l'on a pu appeler Etats défaillants ou faillis auparavant.

    Acteurs d'une autre nature

  • FTN (firmes transnationales) et FMN

  • Mafia et organisations criminelles 

  • Paradis fiscaux 

  • Instances et organisations de gouvernance économique internationale (OIG) : FMI, BM, OMC, OCDE

  • Organisations régionales de libre-échange (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, UE...plus de 200 organisations régionales dans le monde)

  • Agences de notations (Fitch, Standard & poors...)

  • Fonds de pensions


Cours magistral: 

B) Le phénomène de mondialisation organise le monde: Un monde devient interdépendant du point de vue des échanges et de l'économie, c'est un monde polarisé par les pôles de puissance de l'ancienne Triade dont la domination est sévèrement remise en cause par les émergents:
 
Ce monde vu d'un point de vue géoéconomique, c'est le monde de la mondialisation contemporaine des échanges, un monde qui bascule vers l'Asie.



« Avant, les événements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres. »

Polybe, au IIe siècle av. J.-C.


“S’il est un terme que l’on utilise sans jamais le définir, c’est bien celui de mondialisation.” 

Laurent Carroué, Géographie de la mondialisation (2002)


1) Comment définir la mondialisation ?

  • Processus continu et en constante évolution de mise en relation et d’interdépendance des acteurs notamment économiques à l’échelle du globe, reposant sur la recherche continu et comparée d’avantages comparatifs (compétitivité-coût, compétitivité-prix contre compétitivité par la qualité...) (Olivier Dollfus, La mondialisation, 1996)


“ Processus de généralisation des échanges entre les différentes parties de l’humanité, entre les différents lieux de la planète”
Olivier Dollfus, La mondialisation, 1996


“ La mondialisation est entendue ici comme le produit de l’ensemble des diffusions, des échanges et communications entre les différentes parties de l’humanité. C’est donc un processus [...] qui induit
plus de mondial, de “mondialité”. “
Olivier Dollfus, Christian Grataloup, Jacques Lévy, « Trois ou quatre choses que la mondialisation dit à la géographie », L’Espace géographique , 1999


  • Processus de nature spatiale qui crée un système à l’échelle du monde (Olivier Dollfus) et amène “l’émergence du Monde comme espace » (Jacques Lévy, Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés , Paris, Belin 2003)
  • Processus d’expansion du capitalisme libéral et d’une occidentalisation sous influence anglo-saxonne et états-unienne (Laurent Carroué, Géographie de la mondialisation, 2002)
  • Processus de généralisation des échanges entre les différentes parties de l’humanité, entre les différents lieux de la planète », produisant ainsi « un niveau de société pertinent à l’échelle de l’ensemble des hommes, le monde » (Christian Grataloup, Dictionnaire des mondialisations, 2006)


Elle agit en trois étapes :
  • Globalisation de l’économie (développement à l’échelle mondiale des sociétés de consommation via la mise en place du Capitalisme Libéral et du libre échange).
  • Internalisation (multiplication des échanges internationaux).
  • Développement d’interdépendance entre les pays (échanges, délocalisations).


2) Pourquoi la mondialisation ? Trois facteurs explicatifs:


  • Révolution des transports : les conditions de transport (maritime avec la conteneurisation, développement du trafic aérien, explosion du nombre de routes et de voies terrestres) 
  • Technologies de l’information et de communication (Internet, téléphone mobile, réseaux sociaux…). Ces conditions techniques ont joué un rôle déterminant dans la circulation des marchandises et des capitaux et la représentation que l’on se fait du monde et de ses échanges.
  • Dérégulation et une déréglémentation à l’échelle mondiale.


La mondialisation ajoute un nouvel espace - mondial - aux territoires de taille inférieure, sans que ceux-ci perdent de leur pertinence. D’où l’idée de « glocal » né de la contraction entre global et local (stratégies d’adpatation locale des FTN comme MCDo avec leurs produits). Un tel processus d’intégration planétaire n’a été rendu possible que par les progrès technologiques spectaculaires des dernières décennies qui ont  comprimé l’espace-temps et par un cadre juridique qui a évolué vers une absence de régulation et de contraintes.


3) La Mondialisation et ses temporalités : une approche qui diffère suivant les historiens et les géographes



Selon les historiens et géographes, les approches du phénomène de mondialisation varient et connaissent des temporalités différentes.



1 - Laurent Carroué dans Géographie de la mondialisation (2002) définit la mondialisation comme le processus historique d’extension progressive du système capitaliste dans l’espace géographique mondial » en identifiant trois mondialisations successives depuis les Grandes Découvertes. Pour lui, la mondialisation contemporaine correspond depuis les années 1980 à la troisième phase du processus. La première a commencé à la fin du XVème siècle avec les Grandes Découvertes et se poursuit jusqu’en 1914 (économie-monde européenne puis britannique), la seconde va de 1914 à 1980 et correspond à l’économie-monde américaine. Quant à la dernière, elle fait écho à l’économie-monde multipolaire et va jusqu’à nos jours.
2 - Le géographe suisse de l’EPFL Jacques Lévy identifie six mondialisations au cours de l’Histoire :
– la diffusion d’homo sapiens sapiens sur l’ensemble de la planète ;
– la connexion entre les différentes sociétés de la planète à la suite des grandes découvertes ;
– l’inclusion forcée par la constitution d’empires d’échelle mondiale ;
– la constitution d’un espace mondial des échanges, entre 1870 et 1914 ;
– la mondialisation refusée, entre 1914 et 1945 ;
– accélération, globalisation et irréversibilité depuis 1945.
3 - Le géographe Christian Grataloup, spécialiste de la géohistoire, propose un découpage du Monde et des phases de la  mondialisation qui diffèrent très légèrement de ceux de Jacques Lévy :
– le Monde depuis 1980 ;
– le Monde depuis 1914 ;
– le Monde depuis 1750 ;
– le Monde depuis 1492 ;
– le Monde depuis – 12000
4 - L’historienne et politologue américaine Suzanne Berger publie quant à elle en 2003 un essai sous le titre Notre première mondialisation – Leçons d’un échec oublié. Cette première mondialisation des années 1870-1974 se caractérise par la croissance remarquable du commerce international, la massivité des flux migratoires (vers les pays neufs en particulier) et les avancées majeures des sciences et des techniques. En même temps, l’auteur repère dans cette période des éléments permettant de mieux comprendre l’époque actuelle.
Liens à explorer:


4) La mondialisation et ses conséquences sur la culture locale et mondiale: entre uniformisation, résistance et exacerbation de la diversité



Processus omni-englobant, la mondialisation s’accompagne d’une culture de masse, objet d’un marché global, qui impose des références universelles construites autour du sport-spectacle, de la variété internationale et des figures médiatisées du star-system.



Cette diffusion universelle d’une culture populaire mondiale, qui s’est installée en quelques années, reste équivoque. Elle s’appuie sur un essor formidable de la circulation des informations, mais aussi sur une rupture historique dans la mobilité.



Depuis l’origine de l’humanité, l’immense majorité des hommes ne quittaient pas, leur vie durant, un cercle d’une vingtaine de kilomètres autour de leur lieu de naissance. Au début du XXIe siècle, un touriste, ils sont près d’un milliard chaque année, parcourt individuellement plus de mille kilomètres en moyenne.
Pour autant, il serait illusoire de croire en l’émergence d’une société-monde, régie par les mêmes soucis globalisés, porteuse d’une opinion publique mondiale. Au contraire, plus la mondialisation est perçue comme un écrasement des cultures locales, une négation des particularismes, plus elle réactive en retour les affirmations identitaires et réveille les marqueurs civilisationnels.



Elle est donc à la fois porteuse  d’homogénéisation et de distinction, d’uniformisation culturelle et de singularisation des sociétés. Le renouveau de l’islamisme ou les tensions religieuses en Asie du Sud Est, par exemple, sont aussi, au-delà des contextes locaux, des contrecoups de l’immixtion des logiques globalisées dans des sociétés qui se sentent agressées.



Bibliographie additionnelle pour aller plus loin
La mondialisation contemporaine. Rapports de force et enjeux, Nicolas Balaresque et Daniel Oster,, collection Nouveaux Continents, Nathan, 2013, 384 pages
Smart, Frédéric Martel, Stock, 2014
Global Gay, Frédéric Martel, Flammarion, 2013
Mainstream, Frédéric Martel, Champs Flammarion, 2012


C) Un monde inégal en termes de développement mais qui évolue avec l’émergence de nouveaux acteurs
Etude des documents 1 page 22, 3 et 4 page 23
 

1) Un monde où la permanence d’inégalités de richesse et de développement se maintient à toutes les échelles



A l’échelle mondiale



L'Approche mondiale:

  • Inégalités de richesse :PIB, indicateur de production de richesse produite en un an sur un territoire, productions réalisées à l’extérieur exceptées.
  • Pertinence de l’indicateur:
  • Indicateur de développement humain = niveaux de développement différents à l’échelle du globe



L'Approche continentale:

  • fracture Nord - Sud : exclusivement à l’exception de l’ex-bloc de l’Est, niveau d’IDH des Etats du N, 0,8 + Australie
  • Nord: Ancienne Triade, espace le plus développé au monde
  • Sud: disparités entre continents:
    • Amérique du Sud et Centrale a un DH moyen 0,7 et 0,8 avec des disparités internes
    • Asie : disparités internes - développement moyen de 0,5 à 0,7 + développement économique qui n’est pas égal au développement humain (Chine, Inde)
    • Proche et Moyen Orient : variations d’IDH entre Etats pétroliers et gaziers et ceux qui sont marqués par les conflits récents (printemps arabes, guerres civile en Syrie, conflits en Irak et émergence de l’Etat Islamique ou Daesh). Idh qui est compris entre 0,7 et 0,8 dont supérieur à la moyenne mondiale (0,75)
    • Afrique: continent le plus peuplé avec un IDH moyen inférieur à 0,5 typique d’un continent qui rassemble la majeure partie des PMA avec des IDH en baisse comme en Afrique du Sud pourtant un émergent



Monde inégal face à la richesse et au développement, avec situations très contrastées selon les hémisphères, les continents avec une apparente hiérarchie N-S: monde complexe au développement variable (même si on assiste à un progrès général depuis trois décennies avec l’émergence de nouveaux acteurs).



Même à des échelles moindres et différentes, des inégalités de richesse et de développement fortes existent et peuvent être matérialisées dans l’espace par des frontières: cela accréditerait l’existence d’une rupture N-S encore prégnante (existante) utile pour simplifier et mieux comprendre notre monde.



2) la remise en cause de la limite Nord-Sud sous le poids des économies émergentes et de leur rattrapage: on parle de “basculement du monde”



Ligne N-S a encore une existence pour marquer les différences de développement entre les anciens pôles de triade, aujourd’hui parmi les pôles de puissances principaux et le reste des PED (Pays en développement) mais cette ligne est à relativiser de plus en plus tant son tracé s’estompe et se complique avec:



  • l’émergence des BRICS et d’autres émergents (Vietnam, Turquie, Indonésie, Mexique…)
  • la réémergence de la Russie et à sa stagnation
  • l’évolution récente des IDH au Nord sous l’effet de la crise économique et boursière mondiale



Ceci étant, les inégalités restent fortes et du point de vue de l’analyse, cette ligne a encore un intérêt, bien que de moins en moins marqué.



D’un point de vue économique, la vision du monde liée à la Triade (notion des années 1980) et à la prégnance d’une limite N-S n’est plus d’actualité. On assiste à “un basculement du monde” vers l’Asie et les émergents en termes de croissance économique et de développement.

Pour aller plus loin : 

A lire dans le livre La mondialisation, nouvelles dynamiques géopolitiques et géoéconomiques

Pages 7 à 52 - histoire de la mondialisation
Pages 89 à 180 - formes, processus et types de mondialisation
Pages 55 à70 - Acteurs et gouvernance de la mondialisation
Pages 71 à 88 - Les émergents dans la mondialisation 

Travail à faire pour le Lundi 12 septembre

Travail individuel
- imprimer le texte sur la mondialisation 
- Apprendre les définitions données
- Regarder les liens vidéos ajoutés ci-dessus 
- Préparer une liste de passage pour les revues de presse
- Présenter de manière rédigée et conventionnelle, les documents 1, 2, 3 et 4 pages 30 et 31

Travail de groupe possible


- Répondre aux questions suivantes au travers d'un texte composé de trois paragraphes correspondant à chacune des questions ci-dessous, chaque paragraphe devra être illustré  par des exemples pris dans le corpus des pages 224 à 227 tout en s'appuyant sur le lien suivant : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000547-les-acteurs-des-relations-internationales


1) Comment s’organise le monde aujourd’hui du point de vue géopolitique et géoéconomique (puissances traditionnelles et émergentes…et moyens de leur puissance) ?


2) Quels sont les conflits qui le traversent (types de conflits, nombre de conflits et localisation) ?


3) Comment est assurée la gouvernance mondiale géopolitique et géoéconomique (institutions, mode de relations, moyens de puissance) ?


Travail à faire pour mardi 13 septembre
 
- Reprendre le cours portant sur l'organisation géopolitique et géoéconomique du monde sur le cahier, le relire et l'apprendre
- Regarder les liens vidéos ajoutés ci-dessus
- Reproduire et enrichir le schéma 27 en les titrant et en le complétant à partir des lectures données et des vidéos regardées
- Apprendre les définitions données